Joannie Touchette, Éditions de Mortagne, Boucherville, 2017, 382 pages.

Violet était le genre de fille comblée : famille unie, relation d’amitié avec sa mère, amis géniaux, ville paisible… Une accumulation de situations bouleversantes, dont la séparation de ses parents et le décès de sa mère, la poussera à quitter sa ville natale pour étudier, mais aussi pour s’éloigner de tout ce qui lui rappelle son passé presque parfait. L’été de ses 18 ans, son père l’invite – voire l’oblige – à passer les vacances chez lui. La jeune femme sera alors confrontée à ses démons.

Ce roman est un mélange intéressant entre le roman un peu dramatique et le roman léger. Bien que l’histoire comporte son lot d’évènements tristes et qu’il m’ait mis la larme à l’œil à plus d’une reprise, elle n’est pas lourde. C’est un livre qui se lit très rapidement et qu’il m’a été impossible de lâcher. On s’attache rapidement à Violet qui nous semble brisée par son passé. On éprouve aussi beaucoup d’affection pour les personnages secondaires dont la merveilleuse Martha qui lui sera d’un appui incroyable, mais aussi pour les deux garçons qui graviteront autour d’elle. On se rend compte, peut-être avant Violet, qu’elle est très bien entourée.

J’ai aussi beaucoup apprécié le fait qu’on ne nous dévoile pas tout sur la vie de Violet dès le début. Le roman est construit de manière à ce qu’on fasse des retours dans le passé entre les chapitres du présent. Ainsi, comme les amis de Violet qu’elle a quittés soudainement, on comprend au fur et à mesure ce qui a causé chez elle ce départ impromptu et ce changement de personnalité.

Seul petit bémol : j’ai trouvé que les drames étaient omniprésents dans la vie de chacun des personnages. Comme si aucun d’entre eux n’avait eu une vie simple. J’ai eu de la difficulté à croire à toutes ces histoires à quelques reprises, mais comme le dit si bien la narratrice, chacun vit ses difficultés! Le roman reste tout de même assez réaliste. Pour les nombreuses émotions ressenties surtout, il en vaut le détour!

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« On devrait nous enseigner ces choses-là à l’école. Remplacer les classes inutiles et parles des vraies affaires, les affaires essentielles. Comment surmonter les épreuves de la vie, comment ressortir grandi et rempli d’espérance pour le futur… Voilà les cours qui mériteraient de figurer dans notre grille horaire. » (Rien de trop beau pour mes 18 ans, p.243).

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