Lorris Murail, Éditions Pocket Jeunesse, Espagne, 2015, 302 pages.

Walden, jeune garçon de douze ans, est abandonné par son père dans une cabane au fin fond des forêts du Maine. Ce dernier le laisse avec l’intention de faire de lui un homme, sans jamais lui dire à quel moment il reviendra ou même s’il reviendra.

Sur la quatrième de couverture, on nous annonce un « thriller dont [on ne sortira] pas indemne ». Malheureusement, je n’ai pas eu ce sentiment du tout. J’avais de hautes attentes envers ce roman qui, m’étais-je dit, serait parfait pour le mois d’Halloween. À aucun moment je n’ai été angoissée ou morte de peur.

Par contre, j’ai trouvé que l’ambiance était assez bien campée. On ressentait la solitude de Walden, son incertitude constante. J’ai cherché, avec lui, à comprendre si son père allait revenir le chercher et comment un homme pouvait être aussi cruel envers son fils.

J’ai trouvé les premiers chapitres un peu lents. La description prend le dessus sur tout le reste. Il est vrai que cela permet de bien nous situer et de mettre en place l’ambiance, mais l’apprentissage de Walden se fait peu pendant ces chapitres. Ses premiers jours  seul en forêt ont donc été peu angoissants pour l’anxieuse que je suis.

Lorsque les actions ont commencé, notamment sa rencontre avec une certaine personne, j’ai réellement embarqué dans le roman et j’avais de la difficulté à le lâcher. La fin serait vraiment intéressante! Eh bien, non. Encore une fois, j’ai été déçue. Après toute l’action qui précédait, j’ai trouvé le dénouement abrupt.

Bref, j’ai trouvé le roman « correct », mais sans plus. J’avais des attentes peut-être trop élevées, ce qui m’a déçue à plus d’une reprise. Peut-être le relirai-je un jour afin de trouver des subtilités que je n’avais pas comprises lors de cette première lecture.

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« Peut-on dormir quand tant de pupilles vous guettent et quand tant de crocs et de serres s’aiguisent? Il chercha pourtant l’oubli dans le sommeil, chercha asile, comme l’autruche, dans le néant et l’obscurité, l’inconscience. » (Douze ans, sept mois et onze jours, p.140)

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