Marie Demers, Éditions Hurtubise, Montréal, 2017, 251 pages.

Marie et les relations amoureuses, ça fait deux. Elle ne vit que des échecs et des déceptions. Jamais les relations n’aboutissent, soit parce que l’autre personne ne veut pas ou parce qu’elle ne sent pas que l’autre est la bonne. Elle décide donc de se lancer dans l’écriture d’un roman pour mettre sur le papier ces relations défectueuses et, par le fait même, un peu sa quête personnelle. Pour mieux se plonger dans son manuscrit, elle fait un voyage qui lui permettra de vivre sans attaches.

Je suis plutôt mitigée face à ce roman. J’ai bien apprécié l’écriture de l’auteure qui était très vraie et sans flafla. J’avais l’impression qu’une amie me racontait ses déboires amoureux. J’ai aussi grandement apprécié ses confidences, ses histoires d’échecs qui étaient racontés d’une manière plus tragicomique que dramatique.

« Je pleure parce que le problème, il est là, en moi. Mes choix amoureux le prouvent. Personne ne me force à préférer, parmi une multitude de gentils, de meilleurs, les grands malades du cœur.

À moins que ça ne soit moi, la grande malade du cœur? » (Les désordres amoureux, p.161)

Ce qui m’a moins plu dans Les désordres amoureux est les passages où l’auteure racontait son voyage. J’ai trouvé qu’on m’emmenait trop loin. J’avais l’impression qu’on me racontait une autre histoire dans laquelle je n’ai malheureusement pas embarqué. Chaque fois que je tombais sur ces chapitres, je les lisais à reculons, sans me laisser emporter par le récit. J’aurais préféré rester dans ses histoires de désillusion amoureuse et de soirées ratées. L’assemblage des deux récits m’a perdue et a fait diminuer mon appréciation du roman.

Je ne crois pas nécessairement que cet assemblage soit une faiblesse du roman. De nombreux lecteurs et lectrices pourront, au contraire de moi, s’y retrouver et rêver de ce voyage presque initiatique. Il permet de sortir la narratrice et celui ou celle qui lit son histoire de sa zone de confort. C’est une déception pour moi parce que j’ai perdu le fil, mais ce sera sans aucun doute un plaisir pour quelqu’un d’autre.

Vous pouvez commander le roman et encourager les librairies indépendantes du Québec en cliquant ici!

Publicités