Sara Pennypacker, illustré par Jon Klassen, éditions Gallimard jeunesse, 2016, 313 pages.

Du jour au lendemain, Peter doit abandonner son renard Pax sur le bord de la route, très, très loin de chez lui, car il doit déménager chez son grand-père le temps que son père travaille. Tout unit ces deux amis, donc il leur est impossible de rester là sans rien faire. Bien vite, Peter quittera le domicile de son grand-père pour retrouver son renard, même s’il est à plusieurs centaines de kilomètres. Pendant ce temps, Pax tentera de retrouver son instinct de survie pour attendre son ami.

Ce livre attendait depuis beaucoup trop longtemps dans ma bibliothèque. Il passait bien souvent sous les services de presse et je ne trouvais jamais le bon moment pour le lire. Après près d’un an d’attente, j’ai finalement pris le temps de m’y plonger. Combien je ne le regrette pas! Ma lecture a été assez lente, mais j’ai apprécié chaque page une après l’autre. L’auteure nous offre une histoire douce et préoccupante à la fois, mais toujours avec une plume très apaisante. Peter et Pax vivent les dangers qu’une expédition en nature peut provoquer, mais l’histoire reste réparatrice.

« Qu’est-ce que la guerre?

Gris fit une pause.

C’est une maladie qui frappe parfois aussi les renards. Cela les conduit à changer de comportement, à attaquer des étrangers. La guerre est une maladie humaine qui y ressemble. » (Pax et le petit soldat, p.79)

En plus de la plume de l’auteure, j’ai grandement apprécié les réflexions sur l’amitié, sur la relation entre l’homme et l’animal, mais aussi sur la guerre et sur qui on est. C’est une belle quête de soi qui est partagée avec nous, autant par les apprentissages de Pax le renard qui est finalement confronté à la vie traditionnelle d’un animal sauvage, que par Peter qui, tout au long de son cheminement, cherche à comprendre ce qu’il veut, lui. Est-ce que notre passé et nos origines définissent complètement qui on est? Le personnage secondaire de Vola apporte un petit quelque chose de plus dans cette réflexion et fait énormément grandir Peter. J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié la petite citation finale, qu’on doit remarquer en tournant quelques pages à la fin de l’histoire.

Pax et le petit soldat est un livre que je garderai précieusement dans ma bibliothèque. Je le relirai sans aucun doute dans une dizaine d’années et le ferai découvrir à mes enfants. J’en aurais tant à dire encore à propos de ce roman. C’est une découverte que je vous invite à faire. Vous pouvez le commander et encourager les librairies indépendantes du Québec en cliquant ici.