Julie Marcotte, éditions de Mortagne, Boucherville, 2018, 458 pages.

C’est la rentrée. Olivia, enseignante en première année du primaire, retourne au travail après un long congé de maternité. Entre les quelques vingt élèves qui lui demandent toute son énergie à l’école, elle doit aussi gérer les parents, sa nouvelle directrice et sa famille qui demande toute son attention.

Même si j’enseigne au secondaire et non au primaire comme la narratrice de ce roman, j’ai reconnu en chacun des élèves un peu de ceux que j’ai côtoyés. Qu’ils aient sept ou dix-sept ans, les jeunes ont tous un problème quelconque, une particularité qui les rend charmants et qui, parfois, nous brise le cœur. À travers la voix d’Olivia, Julie Marcotte a bien su illustrer la diversité d’enfants et d’adolescents qui se retrouve dans nos classes. Tous des êtres différents avec des besoins différents. Cette belle hétérogénéité n’est pas toujours facile à gérer, et ça, l’autrice le démontre bien.

J’ai été touchée à de nombreuses reprises par ces élèves qui ne l’ont pas toujours facile à l’extérieur de la classe, mais avec lesquels on peut créer une relation exceptionnelle. On passe l’année scolaire complète aux côtés d’Olivia, qui vit plusieurs hauts et bas. Son année scolaire en montagnes russes illustre les aléas du métier d’enseignant, particulièrement lorsqu’il est jumelé à celui de parent.

Outre les difficultés, la profession contient bien entendu son lot de beaux moments. Mon seul bémol avec ce roman est que j’ai parfois trouvé que le ton était pessimiste. J’ai eu l’impression à quelques reprises de lire une histoire dont le but était de montrer à quel point enseigner est difficile et que les bons côtés ne réussissent pas à surpasser ces difficultés. Malgré tout, j’ai adoré cette histoire touchante qui dévoile aussi comment il peut parfois être difficile de concilier le travail et la famille.

Si vous aimez les enfants, si vous êtes enseignant-e, parent ou si vous êtes tout simplement curieux-se d’entrer dans le quotidien d’une maman-enseignante, je vous invite à commander ce roman en cliquant juste ici.

« Ce petit est aussi l’enfant le plus joyeux que je connaisse. Comme quoi aimer les autres est un excellent remède à la vie.

Aimer, comme une pilule qui apporterait le bonheur.

Pardonner, comme un onguent qui soignerait les plaies. » (180 jours et le cœur plein, p.170)

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