Alice Kuipers, éditions Hurtubise, 2019 (2018), 310 pages.

Lark fête son 17e anniversaire. Pour l’occasion, elle a un rendez-vous sur le lac avec le beau Alec. Alors que tout se passe pour le mieux, la petite Annabelle, que Lark gardait à l’occasion, se noie. Les deux adolescents tentent d’aller la sauver, mais Alec se frappe la tempe contre un rocher. Lark est donc prisonnière de sa décision : une seule personne peut être sauvée. Laquelle?

Dans ce roman, l’autrice nous amène littéralement entre deux mondes. En effet, en tant que lectrice, nous faisons face aux deux vies que Lark mènerait selon la décision qu’elle a prise. D’un côté, sa relation avec Alec, qu’elle a décidé de sauver, va de bon train, alors que de l’autre, son band est en pleine ascension. Toutefois, dans les deux vies, Lark se questionne sur son choix. Comment savoir si elle a fait le bon?

« On vit tous d’autres existences, mais on peut SEULEMENT être dans une vie, et si on passe notre temps à nourrir des espoirs et à rêver celle qu’on ne vit pas, on souffre. » (Entre deux mondes, p.213)

L’idée de nous montrer deux Lark assez différentes est très intéressante. Dans chacune de ses vies, on constate l’impact de son choix, notamment sur l’extérieur, mais aussi sur sa personnalité. Dans les deux mondes, elle accorde une importance particulière à des éléments différents, ce qui crée un personnage assez contrasté.

Malheureusement, bien que cet élément m’ait plu, les personnages, quant à eux – même celui de Lark – m’ont laissée indifférente ou m’ont tapé sur les nerfs. J’avais un certain dédain pour Alec et j’en venais à détester Lark d’avoir choisi de le sauver lui. Les autres amis, qui gravitent autour de Lark, n’étaient pas assez décrits pour que j’aie envie de m’y attacher. J’en venais même à me perdre entre eux.

Le fait d’aborder le poids de nos décisions, les divergences que chacune d’elle apporte est habile en soi, mais le développement de tout ce qui l’entoure est, à mon avis, moins bien réussi. J’ai trouvé qu’il y avait trop d’éléments et qu’on ne se concentrait pas suffisamment sur les vies parallèles de Lark.

Bref, une histoire intéressante, mais qui manquait de finesse. Pour commander le roman et encourager les librairies indépendantes du Québec, cliquez ici!

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