« Tell me why are we so blind to see that the ones we hurt are you and me? » (Gangsta’s Paradise, Coolio)

Dernièrement, le film Dangerous Minds (Mentalités dangereuses/Esprits rebelles) passait à la télévision. Dans cette présentation, Michelle Pfeiffer joue le rôle de Louanne, une ancienne marine qui accepte un contrat de remplacement dans une école dont la réputation n’est pas très glorieuse. Dès sa première entrée en classe, on comprend le défi qu’elle s’est lancé : les élèves, qui viennent de milieux dangereux, n’ont rien à cirer de l’enseignement, ils sont en classe par pure obligation. Avec le temps et son désir d’enseigner autrement, Louanne parviendra à tisser des liens indestructibles.

Bien que le film date de 1995, je le trouve encore d’actualité. Le désir de Louanne d’enseigner autrement, de faire fi de certains éléments du programme et des règles, m’a beaucoup rejointe. Cela m’a également fait penser à la chanson d’Alexandre Poulin, La mauvaise éducation. Je me souviens d’une conférence donnée par l’auteur-compositeur-interprète – et ancien enseignant – dans laquelle il disait qu’en tant qu’enseignant, notre rôle devrait aussi être d’éduquer les enfants, d’en faire des humains avant d’en faire des travailleurs, d’être un filet de secours pour ceux et celles qui n’ont pas la chance de recevoir certains enseignements à la maison.

Dans le film, la protagoniste décide de sauter les barrières et d’enseigner autrement, de baser tout son enseignement sur la poésie et de choisir des textes brutaux, mais qui rejoignent la difficile réalité des élèves qui se retrouvent devant elle. Sa façon d’enseigner lui vaut des remontrances de la part de sa direction.

Personnellement, j’ai trouvé le film très inspirant! Louanne a décidé de suivre son cœur, de former des humains avant d’en faire des travailleurs. Elle a écouté ses élèves, leur a laissé toutes les chances de réussir. Surtout, elle a été patiente et elle a persévéré, autant avec eux qu’avec ceux qui désapprouvaient sa façon de faire.